Actualités

Élection présidentielle en Égypte

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Près d'un an et demi après le départ d'Hosni Moubarak, des millions d'Egyptiens, déterminés à mettre un terme à des années de régime autoritaire, patientaient mercredi, parfois pendant des heures, devant les bureaux de vote du pays pour choisir librement leur premier président.

Treize candidats se présentent au premier tour de la présidentielle, qui a débuté mercredi à 8h, pour deux jours. Parmi eux: des figures du régime Moubarak qui promettent la stabilité, des islamistes qui cherchent à consolider leur pouvoir politique, mais aussi des libéraux. Cinquante millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour les départager.

Aucun candidat ne semblant en mesure d'obtenir plus de 50% des voix, un deuxième tour devrait avoir lieu les 16 et 17 juin entre les deux qui arriveront en tête. Le vainqueur serait alors proclamé le 21 juin.

 

Lourd bilan de la révolution tunisienne

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La révolution tunisienne qui a provoqué la chute de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, a coûté la vie à 338 personnes et fait 2174 blessés, selon un bilan officiel établi et rendu public vendredi par la Commission nationale chargée d'enquêter sur les abus commis depuis le 17 décembre 2011, date du déclenchement du soulèvement, indique Le Soleil.

Lire : http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=14932%3Ala-revolution-tunisienne-sest-soldee-par-la-mort-de-338-personnes&catid=53%3Awar-news&Itemid=119

 

Couvre-feu en Égypte

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L'armée au pouvoir en Egypte a décrété un nouveau couvre-feu dans la nuit de dimanche à lundi, pour la troisième soirée consécutive, dans le quartier du ministère de la Défense au Caire, théâtres de violences meurtrières pendant la semaine, a rapporté l'agence officielle Mena. Ce couvre-feu est imposé de 23H00 à 06H00 locales (21h00 à 04H00 GMT).

Le calme régnait dimanche à Abbassiya, quartier où se trouve le ministère de la Défense, après des affrontements vendredi entre manifestants et soldats qui ont fait deux morts et le placement samedi en détention pour 15 jours de 300 personnes arrêtées dans le cadre des violences.

 

La Tunisie emprunte au Qatar pour soutenir son économie

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé avoir finalisé au profit de l'Etat un emprunt de 500 millions de dollars du Qatar à un taux d'intérêt annuel de 2,5 %. Ce crédit contracté sous la forme d'un placement privé est remboursable "en une seule fois" dans cinq ans en avril 2017, a précisé la BCT dans un communiqué publié vendredi.

Le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda a noué d'excellentes relations avec le Qatar dont l'émir s'était déplacé en Tunisie le 14 janvier dernier pour la célébration du  premier anniversaire de la révolution.

La Turquie -autre pays avec lequel le gouvernement a resserré les liens-- avait annoncé en janvier l'ouverture d'une ligne de crédit de 500 millions de dollars pour la relance de l'économie tunisienne en récession. Ce prêt à taux réduit est remboursable sur dix ans.

Les Etats-Unis ont également annoncé en mars le versement de 100 millions de dollars à la Tunisie pour que ce pays honore des paiements dus à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement.

 

Lire le communiqué de la BCT : http://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/francais/actualites/evenement.jsp

 

Syrie : répression en dépit du déploiement d'observateurs de l'ONU

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De violents combats ont opposé hier soldats et déserteurs en Syrie et des bombardements ont repris à Homs, au premier jour de la mission d'observateurs de l'ONU chargés d'évaluer le respect d'un fragile cessez-le-feu, après 13 mois de contestation réprimée dans le sang.

Les combats se sont déroulés à Idleb (nord-ouest) où quatre civils ont péri, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). A Homs (centre), dont 30 % échappent encore au contrôle du pouvoir, l'armée a bombardé au mortier les quartiers de Khaldiyé et de Bayada tenus par les rebelles faisant quatre morts. Des civils ont également été tués à Hama (centre) et Deraa (sud).

La mission, votée samedi à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU, s'annonce à haut risque pour les six observateurs non armés déjà sur le terrain sous la direction du colonel marocain Ahmed Himmiche. Selon l'OSDH, les violences ont fait une soixantaine de morts depuis le début de la trêve, alors qu'auparavant les morts se comptaient chaque jour par dizaines. En 13 mois de révolte qui s'est militarisée face à la répression, 11 100 personnes ont péri en majorité des civils, selon cette ONG.

 

 

Forte hausse du tourisme en Tunisie

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Le secteur tunisien du tourisme, sinistré en 2011, donne des signes d'amélioration avec une hausse de 52,8% des touristes au premier trimestre 2012 par rapport à la même période l'an passé, a rapporté l'agence TAP jeudi.


Plus de 938 000 touristes sont entrés en Tunisie les trois premiers mois de l'année, ce qui représente une hausse de 52,8 % par rapport au premier trimestre 2011, période de grandes turbulences après la fuite de l'ancien président Ben Ali le 14 janvier 2011.


Au premier trimestre de 2010, un peu plus d'un million de touristes étaient entrés dans le pays, rappelle la TAP, citant des chiffres du ministère du tourisme. Selon le ministère, des touristes français (116 000), allemands (42 000), britanniques et italiens ont visité la Tunisie durant le premier trimestre 2012. Les touristes maghrébins, notamment algériens et libyens, sont les plus nombreux (629 000).

Le ministre du tourisme tunisien, Elyes Fakhfakh, a annoncé mardi qu'il visait 6 millions de touristes pour l'année 2012.
Le secteur, qui représente 7 % du PIB tunisien et emploie quelque 400 000 personnes directement ou indirectement, a connu une crise dramatique après la révolution et la chute de Ben Ali.

Les recettes ont baissé de 33 % et le nombre de touristes a été de 4,8 millions en 2011 contre près de 7 millions en 2010.

 

Syrie : intensification de la répression malgré le plan Annan

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L'armée syrienne a intensifié hier ses opérations contre les rebelles à travers le pays, violant ainsi selon les Etats-Unis les dispositions du plan de paix de l'émissaire Kofi Annan, accepté selon l'ONU par Damas.

Il est "clair" que le président syrien n'a pas pris "les mesures nécessaires" pour appliquer le plan de l'émissaire international Kofi Annan, comme il l'avait promis, a estimé mercredi le département d'Etat américain, appelant à "maintenir la pression" sur Bachar Al-Assad.

 

Union pour la Méditerranée : l’Assemblée appelle à une issue politique au conflit en Syrie

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Une solution politique au conflit en Syrie, la relance du processus de paix au Proche-Orient et le soutien à la transition démocratique dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée: telles sont les principales conclusions de la 8ème Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, qui s’est tenue à Rabat les 24 et 25 mars 2012. Le Parlement européen présidera dorénavant cette Assemblée pour une année.


En plénière, le Président du PE, qui prendra en charge la présidence de cette Assemblée pour l’année à venir, a présenté ses trois priorités. "Notre Assemblée doit se mobiliser pour renforcer le rôle des nouveaux élus et des nouveaux parlements. Elle doit veiller à ce que les besoins de nos concitoyens se voient reflétés dans les activités de l'Union pour la Méditerranée ou encore dans la Politique européenne de voisinage. Faire avancer la mise en œuvre de grands projets créant de la croissance et des emplois est une priorité. De plus, il faut l’avouer, le printemps arabe a quelque peu relégué le processus de paix au Proche-Orient au second plan. Aussi, il est primordial de préserver les conditions de dialogue et d’ouverture pour permettre à nos collègues israéliens et palestiniens de participer à nos travaux", a déclaré Martin Schulz, Président du Parlement européen, chef de la délégation du Parlement européen.

 

Affrontements à Damas

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Les forces de sécurité syriennes se battaient contre des individus armés dans le quartier des ambassades et des résidences de hauts responsables du régime lundi à Damas. Au moins trois personnes ont été tuées dans ces violences sans précédent dans la capitale, étroitement contrôlée depuis le début de la contestation anti-gouvernementale il y a un an.

 

Affrontements à Damas

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Les forces de sécurité syriennes se battaient contre des individus armés dans le quartier des ambassades et des résidences de hauts responsables du régime lundi à Damas. Au moins trois personnes ont été tuées dans ces violences sans précédent dans la capitale, étroitement contrôlée depuis le début de la contestation anti-gouvernementale il y a un an.

 

UE-Algérie : nouveau rapprochement

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Le soutien européen pour les réformes et le renforcement de la coopération bilatérale seront les thèmes principaux de la visite du Commissaire pour l'élargissement et la politique européenne de voisinage Štefan Füle en Algérie les 19 et 20 mars. "Depuis ma dernière visite en mai 2011, les relations entre l'Algérie et l'UE ont enregistré des progrès importants", a dit le Commissaire avant de quitter Bruxelles. "L'Algérie a commencé le processus de réformes, que l'UE est prête à soutenir; notre dialogue politique est devenue plus étroit et plus récemment l'Algérie a décidé de participer à la politique européenne de voisinage." a ajouté M. Füle.

Il a également souligné que l'UE suit le processus de réforme en cours en Algérie de très près:. "Les efforts de réforme en Algérie sont cruciaux pour répondre efficacement aux aspirations légitimes de sa population, en particulier la jeunesse. Je salue les mesures prises pour améliorer la représentation des femmes dans la vie politique et de permettre à plus de partis politiques de participer aux prochaines élections. J'espère aussi que les autorités vont répondre aux préoccupations soulevées par la société civile en ce qui concerne les récentes lois sur les libertés d'association et d'expression », a déclaré le Commissaire Füle.

Lors de ses entretiens avec ses homologues algériens, il expliquera les mesures que l'UE est prête à prendre pour soutenir les efforts de réforme sur la base des  principes de la nouvelle politique européenne de voisinage, y compris le principe "plus pour plus". Il signera également l'accord UE-Algérie de Coopération sur la Science et de la Technologie qui a comme but l'amélioration de la coopération dans la science, la technologie et l'innovation dans des domaines d'intérêt commun.

Contexte:

Ce sera la troisième visite du commissaire Füle en Algérie depuis qu'il a pris ses fonctions. Durant son séjour à Alger, il est prévu qu'il rencontrera le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et d' autres membres du gouvernement. Il rencontrera des représentants de la société civile, pour souligner la grande importance que l'UE attache aussi aux discussions avec des acteurs non gouvernementaux, y compris les organisations de la société civile, le secteur privé et les syndicats.

L'Algérie a annoncé sa volonté d'entamer des négociations préliminaires pour l'élaboration d'un plan d'action dans le cadre de la politique européenne de voisinage en  décembre 2011 et  le gouvernement a récemment invité l'UE à observer les élections  du 10 mai. Suite à la décision positive de la HR / VP Mme Ashton, ce sera la première fois que les observateurs de l'UE seront présents pendant des élections en Algérie.

L'UE et l'Algérie sont liées par l'Accord d'Association signé en 2002 et entré en vigueur en 2005. Le 6e Conseil d'association UE-Algérie a eu lieu le 19-20 juin 2011, au cours duquel  les deux parties ont pris note des progrès accomplis dans les relations bilatérales depuis 2010 et ont exprimé leur volonté de renforcer leur coopération. Un 7e Conseil d'Association UE-Algérie est prévu pour la seconde moitié de 2012.

 

Syrie : des législatives en mai

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Bachar al-Assad a annoncé mardi la tenue d'élections législatives pour le 7 mai, les premières depuis le début il y a un an de la révolte contre son régime.

Les Etats-Unis ont jugé "ridicule" d'organiser des élections "au milieu des violences", qui selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont fait 48 morts mardi, dont de nombreux soldats et des membres des forces de sécurité..

Les législatives, qui devaient se tenir en septembre 2011, avaient été reportées en raison du processus de réformes annoncées par le président Assad dans la foulée de la révolte sans précédent contre son régime, lancée il y a un an.

Parmi ces réformes figurent notamment une nouvelle loi des partis et une nouvelle Constitution mettant fin à la primauté du parti Baas au pouvoir. La nouvelle loi fondamentale avait été plébiscitée le 27 février lors d'un référendum qualifié de "plaisanterie" par Washington.

 

Le "modèle marocain" reconnu par la France

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À l'heure où s'obscurcit, en Libye et en Égypte, l'héritage des printemps arabes, où la Syrie reste plongée dans la violence, le Maroc est un exemple rassurant pour les diplomaties occidentales, indique jeudi Le Figaro. C'est donc un message de «confiance et de soutien» qu'Alain Juppé est allé porter à Rabat, où il a été reçu jeudi par Mohammed VI.

"La Constitution a été réformée en profondeur, des élections transparentes se sont déroulées, un nouveau gouvernement s'est mis au travail, et tout cela de manière apaisée, même si tout n'est pas parfait", se félicite le chef de la diplomatie française. Un soutien que la France a manifesté par la signature, jeudi, de deux conventions concernant le plan Maroc vert : 50 millions d'euros de prêts et 300 000 euros de subventions destinés aux petites et moyennes exploitations agricoles.

Lire la suite : http://www.lefigaro.fr/international/2012/03/08/01003-20120308ARTFIG00772-juppe-salue-a-rabat-le-modele-marocain.php

 

 

 

Renforcer la coopération UE-Tunise

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Le vice-président de la Commission européenne Antonio Tajani se rend jeudi et vendredi en Tunisie. L'objectif principal de la visite est d'accélérer les préparatifs en vue des négociations sur les accords de l'UE d'accès aux marchés avec les pays sud-méditerranéens.

Au cours de sa visite, M. Tajani rencontrera le premier ministre tunisien Hamadi Jebali et le ministre de l'industrie et du commerce Mohammed Lamine Chakhari et prendra part à la 10e conférence FEMIP (Fonds de la BEI pour l'Investissement Euro-méditerranéen et le partenariat).

Lire le communiqué de Bruxelles : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/12/166&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en

 

 

 

Menaces de sédition dans l'est libyen, le CNT réplique

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Le président du Conseil national de transition (CNT) en Libye, Moustapha Abdeljalil, a menacé mercredi de recourir à la force pour empêcher toute autonomie de l'est du pays, proclamée la veille par des chefs de tribus et de milices.

Appelant ses frères de cette région baptisée Cyrénaïque au dialogue, il les a mis en garde contre les "restes" du régime de Mouammar Kadhafi.
"Ils devraient savoir que des 'infiltrés' et des 'restes' du régime de Kadhafi tentent de les utiliser, et nous sommes prêts à les en dissuader, même par la force", a dit M. Abdeljalil.

Le chef des autorités de transition a tenu ces propos alors qu'il se trouvait à Misrata (210 km à l'est de Tripoli) pour annoncer la fin de la rédaction de la charte nationale qui, selon lui, servira de modèle à la future Constitution.

75 % du pétrole libyen en Cyrénaïque


La charte, dont le texte a été rendu public, jette les bases d'une démocratie parlementaire avec un système administratif décentralisé et promet une gestion transparente des administrations locales.

Des chefs de tribus et de milices de l'Est libyen avaient déclaré mardi à Benghazi, d'où est partie la révolte contre Mouammar Kadhafi en février 2011, l'autonomie de cette région pétrolière, disant avoir fait le choix d'un système fédéral.
Dans un communiqué conjoint, ils avaient par ailleurs fait état de l'élection d'Ahmed Zoubaïr à la tête de la Cyrénaïque, une région marginalisée durant les 42 années de règne sans partage du colonel Kadhafi.


Les trois quarts de la richesse pétrolière de la Libye se concentrent en Cyrénaïque, selon Arish Sayid, responsable à l'Arabian Oil Company à Benghazi.

 

Syrie : Homs totalement dévastée

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Des délégués du Croissant-Rouge arabe syrien (Cras) et l'envoyée humanitaire des Nations unies Valerie Amos sont entrés mercredi dans Bab Amro, quartier de Homs bombardé par les forces de Bachar al Assad pendant près d'un mois et pratiquement vidé de ses habitants, indique l'agence Reuters.

Valerie Amos a décrit Bab Amro comme un quartier dévasté par les récents bombardements et quasiment vidé de ses habitants, a déclaré mercredi sa porte-parole Amanda Pitt.

Ville fantôme

"Elle (Amos) a dit que la sécurité était visiblement un problème, et ils ont entendu des tirs pendant qu'ils étaient sur place", a-t-elle ajouté. "Les endroits de Bab Amro qu'elle a pu voir étaient bien ravagés. C'était comme une ville fantôme."

Arrivée mercredi à Damas, Valerie Amos, responsable des opérations humanitaires des Nations unies, s'était entretenue avec le ministre des affaires étrangères syrien, Walid al Moualem, avant de gagner la route de Homs.


Walid al Moualem lui a assuré que les autorités tentaient de faire parvenir des vivres et des médicaments à la population civile malgré le poids des "injustes sanctions" internationales qui frappent la Syrie, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Valerie Amos, qui s'était vu refuser l'entrée en Syrie la semaine dernière, devrait rester trois jours dans le pays pour tenter de convaincre le régime de Bachar al Assad de permettre aux travailleurs humanitaires d'avoir accès aux populations civiles.

De nouveaux bombardements ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Homs, à 150 km au nord de la capitale syrienne.

 


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Chroniques

Usine Renault au Maroc : un exemple de « Co-localisation » ?

Par Ahmed AZIRAR
L’inauguration de l’usine Renault de Tanger ce jeudi 9 Février intervient dans un contexte particulier. Côté français, elle intervient dans un environnement de crise  exacerbée  et de débat électoraliste animé en France au sujet de la relocalisation et du « produire national », du protectionnisme et  de la dé-mondialisation. Côté marocain, l’on se réjouit de cet investissement stratégique, et l’on veut affirmer sa vocation à servir à la fois les intérêts du royaume et ceux de la France.
Finalement, le groupe automobile Renault confirme bel et bien son engagement  industriel au  Maroc. Non sans raisons. Il conforte sa présence commerciale et industrielle (SOMACA), et inaugure une usine qui devrait vite devenir une unité  pilote du groupe  tant par ses volumes fabriqués que par sa rentabilité ou ses choix environnementaux, notamment en matière de forte diminution des consommations d’eau et des rejets de CO2.

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Avis de tempête dans le Golfe

 Par Jacques Charmelot

Le retrait américain d’Irak à la fin du mois de décembre dernier a radicalement changé la donne dans la région la plus fragile et la plus stratégique du monde : le Golfe. Arabique, pour les uns, Persique pour les autres, il est pour l’ensemble de l’économie mondiale assoiffée de pétrole une véritable veine jugulaire. Les Etats-Unis et leurs alliés, notamment l’Arabie Saoudite, le Qatar et Bahreïn, y sont engagés depuis plus de 30 ans dans un périlleux bras de fer avec la République islamique d’Iran. Les mois qui viennent seront décisifs, et les risques sont réels que cette confrontation de basse intensité ne se transforme en un véritable conflit, comme aux pires moments de la guerre entre l’Irak et l’Iran.

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Les enjeux géopolitiques de la révolution syrienne

Par Khaled ISSA

Plus de huit mois de soulèvement populaire en Syrie, plus de quatre mille morts, des milliers de blessés et de disparus, d’innombrables arrestations et des réfugiés dans les pays limitrophes. Les pressions et les sanctions se multiplient. D’autres s’annoncent tous les jours de la part des puissances occidentales et arabes. Les protestataires continuent de défier le régime du président Bachar ALASSAD. Mais ce dernier tient encore solidement en mains les commandes de l’appareil répressif, et paraît loin de faire des concessions démocratiques fondamentales au peuple syrien.

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« Il faut voir dans [les révolutions arabes] une chance formidable de refonder la relation euro-méditerranée
[Jean-Pierre Filiu]
 Entretien avec Jean-Pierre Filiu, Professeur à Sciences Po (Paris) réalisé le 14 novembre par la Fondation Robert Schuman à l'occasion de la parution chez Fayard de son livre "La révolutions arabe : dix leçons sur le soulèvement démocratique".

 1) Votre livre représente sans doute la première tentative d’interprétation systématique des révolutions démocratiques qui sont en train de bouleverser le monde arabe. Quelle est, selon vous, la signification d’un tel événement

historique ?
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Fragments de carnets de Beyrouth, revus et corrigés.
par Pouria Amirshahi
Du 31 octobre au 4 novembre, je me suis rendu à Beyrouth. Invité par le Salon du livre francophone j’ai présenté mes réflexions, et celle du parti socialiste, sur un projet politique francophone...J’en ai profité pour rencontrer les partis politiques représentés au Parlement libanais et, enfin, aider nos candidats pour la 10ème circonscription des français de l’étranger. Et découvrir un pays absolument singulier et fascinant... Ces fragments de carnets ont été, pour l’essentiel, publiés sur facebook. Mais tout le monde n’est pas sur facebook ; de plus, un peu de recul me permet de relire et de compléter. Bonne lecture...
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Le nouveau Maghreb : pour un programme ambitieux de coopération
par Patrick Martin-Genier
Ne pas décevoir les espoirs démocratiques

Les espoirs nés des révolutions qui ont mis à bas des régimes brutaux et corrompus ne doivent pas être déçus ou venir s’échouer sur les rives paisibles de la Méditerranée comme si rien ne s’était passé.

Lorsque des peuples ont vécu des dizaines d’années sous l’oppression, les réflexes démocratiques n’existent pas et le risque est souvent que d’anciennes pratiques demeurent. En fin de compte, il ne faudrait pas que les nouveaux régimes qui se mettent en place, au nom de certaines habitudes de gouvernance, renoncent à court ou moyen terme à instaurer un véritable régime démocratique à l’occidentale. Ainsi, des élections au suffrage universel, moyennant le temps nécessaire à la mise en place de ces élections, devraient avoir lieu le plus rapidement possible, débouchant, si possible, sur une assemblée constituante chargée d’élaborer de nouvelles constitutions prévoyant un régime où les pouvoirs seraient équilibrés.
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Les leçons de l'opération en Libye

par Edouard Pflimlin

Edouard PfimlinLa campagne militaire en Libye contre le régime despotique et sanguinaire du colonel Mouammar Kadhafi est en train de s'achever, les derniers bastions tenus par les séides du régime honni devraient tomber assez rapidement.

Quels enseignements peut-on en tirer sur le plan militaire ?

Sur le plan politique, le fait marquant est la retenue des Etats-Unis d'Obama. Confrontés à une grave crise économique et des situations difficiles pour leurs troupes à gérer en Irak et Aghanistan, ils ont laissé le leadership des Européens pour les opérations militaires.

La crise libyenne a donc montré et confirmé une tendance qui se dessine depuis quelques temps outre-Atlantique : l'effacement progressif de l'intérêt américain vis-à-vis de l'Europe, souligne Isabelle Lasserre dans Le Figaro (Isabelle Lasserre, "L'Europe passe l'épreuve du feu", Le Figaro, 24 août 2011). Ils ont très vite mis fin à la participation de leurs avions de combat, fournissant notamment des drones et des avions-ravitailleurs.
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Le printemps arabe, un hiver pour les noirs africains ?
Par Pouria AMIRSHAHI
Depuis plusieurs mois, nous avons pu assister à des assassinats de noirs africains présentés comme des mercenaires. Ces atrocités épouvantables ne renvoient pourtant pas à la seule situation de guerre et ne sauraient, de ce fait, être considérées comme une parenthèse qui se refermera d’elle-même. Par le passé déjà, des massacres de noirs africains ont eu lieu en Libye. Il n’était alors pourtant pas question de mercenaires.
En septembre et octobre 2000, des pogroms contre les travailleurs immigrants furent perpétrés en Libye et 130 à 500 Africains sub-sahariens furent tués à Zawiya, lynchés dans des conditions particulièrement atroces puisque certains d’entre eux furent attachés et trainés derrière des voitures jusqu’à ce que mort s’en suive. D’autres furent arrêtés à Tripoli et déportés dans le désert. Pour fuir la persécution, des milliers de travailleurs venus du Niger, du Mali, du Nigeria et du Ghana, du Tchad et du Soudan, s’enfuirent vers le sud de la Libye. Nombreux sont ceux qui furent arrêtés sur les routes du Sahara par le régime de Kadhafi et transportés dans des camps militaires libyens et des prisons à Janzoura, en banlieue de Tripoli, à Sabha, à Aghate où ils furent maltraités. D’après certains observateurs refugiés en France, beaucoup y seraient toujours injustement détenus.
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